Les critères pour choisir un dessin animé pour enfant
La durée
Un enfant de 3 ans suit facilement un épisode de 5 à 7 minutes, rarement un film d’une heure et demie. Choisissez d’abord le format, puis le titre : épisodes courts pour les petits, épisodes de 20 à 25 minutes vers 6 ans, longs-métrages complets vers 6 ou 7 ans, en coupant en deux si besoin.
Le rythme
Les plans qui restent longtemps à l’écran, avec peu de personnages et une musique calme, sont plus faciles à suivre pour les petits. Une série très rapide, aux changements de plan incessants et aux bruitages forts, excite plus qu’elle ne raconte. Regardez deux minutes vous-même : si vous êtes fatigué, l’enfant le sera aussi.
Les scènes de peur et de tristesse
« Tous publics » signifie qu’un film ne contient rien d’interdit aux enfants, pas qu’il convient à tous les âges. Méchants, poursuites, disparition d’un parent : ce sont les scènes qui marquent le plus les 3–6 ans. À la télévision, la signalétique jeunesse de l’Arcom (« déconseillé aux moins de 10 ans », « de 12 ans »…) aide à repérer les programmes à éviter, mais rien ne remplace un coup d’œil préalable.
Dessins animés enfants par âge : 2 à 3 ans
Les autorités de santé françaises recommandent d’éviter les écrans avant 3 ans. Si vous montrez malgré tout un dessin animé à cet âge, choisissez un épisode très court, regardé avec l’adulte, qui commente ce qui se passe. Des formats adaptés :
- Peppa Pig (2004), Astley Baker Davies, Royaume-Uni : des épisodes de 5 minutes, un dessin plat et très simple, des situations du quotidien.
- Pocoyo (2005), Zinkia, Espagne : un petit garçon sur fond blanc, sans décor, avec un narrateur qui s’adresse au spectateur.
- Shaun le mouton (2007), Aardman, Royaume-Uni : pâte à modeler, aucun dialogue, des gags compréhensibles sans les mots.
Dessins animés de 4 à 6 ans
À cet âge, l’enfant suit une histoire avec un problème et une solution, s’attache aux personnages et commence à supporter un peu de tension, à condition qu’elle se résolve vite. C’est le bon moment pour les moyens métrages de 25 à 30 minutes.
- Bluey (2018), Ludo Studio, Australie : une famille de chiens et des jeux d’imagination entre sœurs et parents, en épisodes de 7 minutes.
- Le Gruffalo (2009), Magic Light Pictures, Royaume-Uni : une souris rusée dans la forêt, d’après l’album de Julia Donaldson et Axel Scheffler. Environ 25 minutes.
- La Sorcière dans les airs (2012), Magic Light Pictures : une sorcière généreuse accueille des animaux sur son balai. Même format.
- Mon voisin Totoro (1988), studio Ghibli, Japon : le premier long-métrage idéal, sans méchant. D’autres titres dans les films Ghibli.
- Ernest et Célestine (2012), France et Belgique : l’amitié d’un ours et d’une souris, en aquarelle. Un long-métrage doux, dès 5 ans.
Dessins animés de 7 à 9 ans
L’enfant comprend désormais l’humour, les intrigues secondaires et les personnages ambigus. Il peut regarder un long-métrage d’une traite et commence à vouloir choisir seul : proposez deux ou trois titres plutôt qu’un catalogue entier.
- Le Grand Méchant Renard et autres contes (2017), Benjamin Renner et Patrick Imbert, France : trois histoires de ferme très drôles, au dessin aquarellé.
- Miraculous (2015), France : deux collégiens parisiens deviennent super-héros. Épisodes de 20 minutes en 3D.
- Les Indestructibles (2004), Pixar : action et comédie familiale ; voyez la liste des films Pixar par âge.
- Zootopie (2016), Disney : une enquête policière dans une ville d’animaux, qui parle aussi de préjugés. Les autres classiques sont dans les dessins animés Disney.
- Kiki la petite sorcière (1989), studio Ghibli : une héroïne qui doute d’elle-même, sans méchant.
Dessins animés de 10 à 12 ans
Les préadolescents apprécient les récits suivis sur plusieurs saisons, les thèmes plus graves et les styles graphiques variés. C’est aussi l’âge où l’on peut montrer des films qui font réfléchir, en en parlant ensuite.
- Avatar, le dernier maître de l’air (2005), Nickelodeon, États-Unis : trois saisons d’aventure, des thèmes de guerre et de responsabilité.
- Le Voyage de Chihiro (2001), studio Ghibli : un monde étrange, parfois inquiétant, très riche visuellement.
- Coco (2017), Pixar : la famille et la mémoire des disparus, au Mexique.
- Ma vie de Courgette (2016), Claude Barras, Suisse et France : un garçon placé en foyer après la mort de sa mère. Animation en marionnettes, sujet difficile, dès 10 ans.
- Le Géant de fer (1999), Warner Bros. : l’amitié entre un garçon et un robot, sur fond de peur de la guerre.
Les ados qui ont aimé ces séries retrouveront leurs aînés dans les dessins animés des années 2000.
Bien regarder ensemble
- Annoncez la fin avant de commencer : « deux épisodes, puis on éteint ». Un épisode qui se termine vaut mieux qu’une coupure en plein milieu.
- Parlez de ce qui a fait peur : demandez quel moment l’enfant a préféré et lequel il n’a pas aimé. Les peurs nommées passent plus vite.
- Prolongez par une activité : après le film, beaucoup d’enfants veulent dessiner leurs héros. Proposez plutôt d’inventer un personnage dans le même univers avec les dessins faciles pour enfant, ou des dessins à imprimer à colorier.
- Passez de l’autre côté de l’écran : dès 7 ou 8 ans, un enfant peut fabriquer un flipbook et comprendre comment naît le mouvement.
Où les voir
Les dessins animés passent d’une plateforme à l’autre au gré des contrats : vérifiez sur les services que vous utilisez, sur les sites de replay des chaînes jeunesse, et en médiathèque, qui prête souvent DVD et Blu-ray. Les profils « enfant » des plateformes filtrent le catalogue, mais leurs classements par âge restent larges : gardez vos propres critères. Pour les fêtes, voyez les dessins animés de Noël, et toutes nos listes sur la page dessin animé.
Questions fréquentes
À partir de quel âge un enfant peut-il regarder un film d’animation au cinéma ?
Vers 4 ou 5 ans pour un film court et doux, souvent plutôt 6 ans pour un long-métrage classique. Le son fort et l’obscurité de la salle impressionnent les plus jeunes autant que l’histoire.
Quel dessin animé pour un enfant de 3 ans ?
Des épisodes de 5 à 7 minutes, au rythme lent et aux situations du quotidien, comme Peppa Pig ou Pocoyo. Regardez-les avec lui et limitez-vous à un ou deux épisodes.
Que veut dire « tous publics » ?
Que le film ne contient rien d’interdit aux mineurs. Cela ne garantit pas qu’il convient aux petits : scènes de peur, deuil ou méchants peuvent toucher un enfant de 4 à 6 ans.